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19 septembre 2016

Reconversion des sportifs : le futur se décide au présent

Du 5 au 21 août derniers, les caméras du monde entier étaient braquées sur un événement incontournable pour de nombreux sportifs de haut niveau : les Jeux Olympiques d’été. Organisée à Rio, la quadriennale a mis sous les feux de la rampe des milliers d’athlètes et permis à certains d’être promu au rang de héros national. Magnifique ! Mais après ? Une carrière sportive est en effet aussi intense et enrichissante que courte et imprévisible, d’où l’importance d'anticiper sa reconversion professionnelle.

La situation n’est pas nouvelle : après avoir croqué dans leurs médailles, de nombreux athlètes de haut niveau se retrouvent à manger du pain noir quand sonne l’heure de la retraite sportive. Dans les colonne de l’Obs, le médecin et ancien rugbyman Serge Simon estime qu’un sportif de haut niveau est confronté à une triple crise : physique car le rapport au corps est bouleversé. La compétition terminée, l’utilité du corps, conçu depuis l’adolescence comme un outil au service des performances sportives, est remise en cause ; identitaire car l’arrêt de la carrière de sportif est pour beaucoup source d’anxiété, voire même de dépression.

 

Ultra - spécialisé dans un domaine particulier, l’athlète doit démarrer une nouvelle vie dans un monde où il a peu de repères ; et financière : à l’exception des grosses stars, une reconversion professionnelle est indispensable pour des raisons financières. Malgré des rémunérations confortables, bien peu de sportifs peuvent se permettre d’arrêter toute activité professionnelle si tôt.

 

Pour parer à ce problème - malheureusement très récurrent - plusieurs acteurs ont développé des dispositifs afin d'accompagner les sportifs vers une transition professionnelle. La fédération française de badminton, signataire de la Charte Sport responsable de Generali, fait partie de ceux-là, qui propose à ses sportifs un double cursus (sportif et scolaire) favorisant une reconversion.

 

"Les sportifs de haut niveau évoluent dans une tour d'ivoire"

 

« L'après-carrière » se programme. C'est un chemin difficile mais les athlètes doivent se mobiliser. « Les clubs et les fédérations doivent aider le sportif à développer ses envies, qui sont le principal moteur d'une reconversion réussie », explique Véronique Barré. Et la directrice de l’association Collectif Sports, dont l’interview sera le premier volet du dossier dédié au sujet, d’ajouter : « Les sportifs de haut niveau évoluent dans une tour d’ivoire, dans un univers extrêmement clos. Il faut leur ouvrir le champ des possibles. C’est une solution gagnant-gagnant : voyant son horizon s’éclaircir, le joueur se libère et multiplie les bonnes performances en club. »

 

Cependant, les exemples de réussite en matière de reconversion professionnelle ne manquent pas. Ainsi d’Edgar Grospiron, ancien spécialiste du ski à bosses et désormais champion du management de la performance en entreprise, et de Gévrise Emane, judoka et bientôt prof de sport (un article qui leur est consacré paraîtra bientôt sur le site).  

 

Dans les clubs amateurs, si le contexte est évidemment différent, des structures d’accompagnement des sportifs dans leur parcours scolaire, universitaire ou professionnel ont vu le jour ces dernières années. Et font leurs preuves. L’Internationale Soissonnaise et l’Association Sportive Lyon-Duchère, primées lors des Trophées du Sport Responsable, sont devenues des références en la matière (un zoom sur leurs initiatives sera mis en ligne prochainement).

* A vous de jouer !

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